Écrire une histoire : 3 raisons de commencer aujourd’hui

Et si écrire une histoire n’était pas réservé qu’aux auteurs renommés ?

Et si vous pouviez vous aussi commencer à écrire votre histoire aujourd’hui ?

Avant de penser roman, l’écriture est une manière de poser des mots sur ce qu’on est, ce qu’on ressent, ce qu’on traverse… Pour ensuite l’enrober d’imagination.

C’est un geste simple, nécessitant rien d’autre qu’un bout de feuille, un stylo et… un moment. Seulement, ce moment, parfois intime et profond, n’est pas toujours simple à trouver.

Et si on changeait ce point de vue à travers 3 raisons de commencer à écrire aujourd’hui ? C’est parti !

Un stylo est posé sur une feuille à côté d'un café, prêt à écrire une histoire.

 1. Écrire pour soi

Vous êtes votre première lecture. Votre première critique.

Par conséquent, vous avez aussi le droit d’écrire pour vous, seulement pour vous.

Et bizarrement, on n’y pense pas.

Alors que ce travail de création d’histoires, c’est d’abord une série d’étapes que l’on fait pour soi dans un tête-à-tête intime avec ses pensées, ses souvenirs, ses idées, mais aussi ses émotions — vous savez, celles qu’on n’arrive pas forcément à dire à voix haute. Ces récits peuvent alors prendre autant de formes que de thèmes variés : 

  • récit autobiographique (on en parle après) ;
  • journal de bord ; 
  • situation surréaliste ; 
  • rencontre marquante ; 
  • phrase inoubliable ;

Et j’en passe… Ils ne sont même pas obligés de faire 300 pages ! D’avoir une intrigue ficelée aux petits oignons, des personnages poignants au passé tumultueux ou un univers infiniment complexe. Pour une raison toute simple : vous n’êtes pas écrivain, scénariste, auteure… Vous ne désirez probablement même pas l’être.  

Pour autant, cela ne vous empêche pas de mettre en mots votre inspiration ou de raconter des événements de votre vie avec le cœur. À vous et seulement à vous.

Écrire pour remettre en perspective

Car écrire permet une chose : remettre en perspective une partie de vous-même, une situation personnelle complexe.

Avec une feuille, une phrase, un peu de temps et des bribes sous forme de mots que vous posez, d’idées que vous assemblez. 

Dans notre tête, tout a naturellement tendance à s’embrouiller. Dès lors, poser vos réflexions et questions sur le papier ou sur une note sont une façon de prendre du recul, clarifier votre pensée et mieux avancer.

Vous vous tendez la main et vous invitez à devenir spectateur d’une histoire qui raconte — de manière plus ou moins détournée — votre vie.

Ou écrire pour faire une pause

Dans un monde où tout doit aller vite, il est bon parfois de simplement s’asseoir avec une feuille blanche et laisser sa plume raconter. Pas besoin ici de trouver le lieu ou le héros de votre prochain livre. Il suffit d’une situation dans les transports, un conseil intéressant, une rencontre surprenante, ou même une suite de pensées et de phrases, sans véritables liens apparents.

Tenez, par exemple, vous pouvez :

  • raconter une aventure incroyable à partir d’un objet dans votre champ de vision ;
  • laisser votre imagination créer le personnage principal qui vous fait rêver, sans pour autant qu’il ne serve de base à un roman ;
  • taper sur votre ordinateur quelques passages d’un futur article de blog ;
  • décrire un sujet d’actualité avec votre vision personnelle de la situation ;
  • dire le matin ce que vous souhaitez pour votre journée ;

L’essentiel est dans les mots que vous avez pris le temps de poser et dans la belle histoire que vous venez de vous raconter, qu’elle soit réelle, fictive ou professionnelle.

2. Écrire une histoire pour laisser une trace

Écrire, c’est aussi transmettre. Si on écrit d’abord pour soi, il est vrai qu’on aime aussi partager ces récits à nos proches par exemple.

Après tout, on ne rêve pas tous d’être lus par le plus grand nombre, mais plutôt par quelques personnes : enfants, petits-enfants, proches, ou pourquoi pas soi-même quelques années plus tard…

On raconte alors dans ce petit livre nos belles ou mauvaises expériences, un souvenir d’enfance qui nous fait rire dès qu’on y pense, un ami cher qu’on a perdu de vue en cours de route ou qui nous a quitté trop tôt. Et même, plus simplement, une façon de voir la vie. 

Sans nécessairement un style parfait

Oui, le style ne doit pas être parfait, il doit être sincère.

Des phrases trop longues, presque bancales.

Des idées posées mais pas vraiment reliées.

On s’en moque !

Ce qui compte, c’est ce que ça raconte. 

Vous ne participez pas à un concours. Vous répondez seulement à un besoin :

  • Le vôtre : raconter votre récit pour laisser une trace. 
  • Celui de vos proches : découvrir votre histoire et ne jamais l’oublier. 

Sans nécessairement parler de vous

Écrire pour laisser une trace ne fait pas nécessairement référence à un récit de vie, vous savez. 

Il arrive qu’on ait envie d’écrire une histoire parce qu’on sent que quelque chose mérite d’être entendu. Parce qu’on souhaite transmettre aux autres nos expériences dans un récit tissé par : 

  • une accumulation d’idées
  • une thématique à explorer ; 
  • une réflexion à partager.

Qui peut tenir sur une centaine de pages, comme une seule.

Nul besoin de voir grand pour raconter une histoire. Il suffit seulement de répondre à un appel discret. 

Alors, si vous sentez que ce que vous vivez, inventez ou imaginez mérite d’exister quelque part, c’est qu’il est temps de l’explorer. Peut-être qu’au bout du chemin, une personne lira vos mots et vous dira : “ça m’a parlé.”

Vous aurez alors créé un pont entre votre histoire et celle de quelqu’un d’autre. 

Et si vous ne savez pas comment structurer, si vous avez trop d’idées, ou trop de doutes, vous pouvez aussi vous faire accompagner.

3. Écrire pour créer, imaginer, jouer

Vous ne vous êtes pas reconnus dans les raisons précédentes ? Écrire pour vous ou pour laisser une trace ne vous intéresse pas ? 

Et écrire un récit qui vous donne le sourire alors ? 

Si vous ne souhaitez pas faire de l’écriture quelque chose de sincère, faites-en un jeu ! 

Ressortez l’enfant qui sommeille en vous. Inventez votre monde, un héros improbable, un scénario alambiqué…

Laissez votre imagination recouvrir la page et vous porter dans une quête peuplée d’obstacles et d’intrigues où vous serez à la fois auteur, metteur en scène, personnage, marionnettiste et lecteur émerveillé. 

Retrouvez cet esprit insouciant qui s’amusait à inventer des histoires en marchant, en jouant avec des objets, en regardant des films à la télé…

Cependant, dites-vous que vous n’avez pas besoin d’une belle histoire pour commencer. C’est souvent en écrivant qu’elle le devient.

Vous êtes là pour vivre l’aventure au côté de votre personnage, page après page, péripéties après péripéties, en vous demandant sans cesse une seule chose : “que va-t-il se passer ensuite ?”

Puis, si par mégarde vous vous retrouvez bloqués et que l’histoire vous échappe, je vous conseille de garder le cap. Chercher et réécrire sont aussi des façons de poursuivre le jeu.

L’écriture se transformera alors en champ des possibles. Un espace où vous n’avez plus à réussir mais seulement à explorer et vous amuser. 

Écrire son histoire courte pendant un atelier d’écriture

Comme je l’ai dit précédemment, on croit qu’il faut avoir tous les éléments en tête pour commencer à écrire une bonne histoire. 

Des personnages complets, une intrigue ficelée, un plan parfait… Mais c’est faux ! 

Écrire une bonne histoire, c’est aussi écrire un moment, un souvenir, une émotion, une scène drôle… sans suite. 

Et c’est justement ce que je propose avec mes ateliers d’écriture : un espace bienveillant, sans pression, sans prérequis, dans lequel on écrit comme on est, pour le plaisir, pour voir ce que les mots ont à nous dire. 

On y vient avec l’envie de poser quelques phrases, d’inventer un personnage, de suivre une idée ou de se laisser surprendre par son imaginaire. 

On en ressort avec le plaisir de s’être amusé avec les mots, avec ses pensées, sans jamais se dire qu’on a mal écrit. 

Les ateliers d’écriture, en ligne et en présentiel, s’adressent à toutes celles et ceux qui ont : 

  • une histoire à structurer ; 
  • des bribes d’un récit de vie à déposer ; 
  • seulement besoin d’une activité ludique pour s’amuser. 

Le plus important est l’élan du premier pas. 


Pour résumer, il n’existe pas une seule bonne raison de commencer une histoire aujourd’hui. Il existe mille chemins — et autant de manières de les emprunter. 

Pour vous comprendre et faire une pause, laisser une trace et partager, créer et vous amuser, l’écriture peut devenir votre refuge narratif. 

Un lieu à part, simple, toujours accessible quand vous en avez besoin. 

Et, qui sait, peut-être que maintenant que nous arrivons à la fin de cet article, vous vous dites qu’il est temps de vous y installer. 

D’ouvrir un carnet.

Et d’écrire la première idée. 

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